- Sociologie de la Bruxellitude : les « chochetés »

 

Dans les années 1980, il y eut un très grand engouement pour la création de confréries gastronomiques et folkloriques et beaucoup virent le jour à Bruxelles en une dizaine d’années.

Avec la Confrérie des Compagnons du Witloof, l’Ordre du Faro ouvrirent la voie en ce sens. Bientôt naquirent dans diverses communes bruxelloises des sociétés ( chochetés) dont le but était de faire connaître des produits du terroir qui avaient fait la prospérité des habitants de jadis. L’urbanisation (du XIX e et du début des XXe siècles) de ces communes leur avait fait perdre leur vocation « rurale ». Les maisons urbaines avaient remplacés les champs de choux de Saint-Gilles, les vergers à griottes de Schaerbeek. Les confréries voulurent se faire ambassadrices de cette modeste mais authentique « gastronomie » populaire et leur rendre leurs lettres d’honneur. La création des « chochetés », leur histoire, leurs habits et insignes seront le sujet de cette conférence émaillée aussi de nombreuses anecdotes à propos des « rites » et agapes.  

Ensuite après avoir évoqué ces groupes hauts en couleur dédiés à la gastronomie traditionnelle, nous nous pencherons sur la vie très dense d’un grand nombre d’associations « folkloriques » comme les Amis de Manneken Pis, nous évoquerons aussi les communes libres. Plusieurs sociétés se sont aussi donné pour but de faire revivre les grands moments du riche passé de Bruxelles comme le populaire Meyboom, le prestigieux Ommegang indissociable des arbalétriers, ou les Volontaires de 1830, liés au souvenir de la naissance de la Belgique. Il existe aussi des groupes très ludiques comme les Adeptes de la Mijole ou l’Orde van de Brusselse Moestaje. Enfin évoquer la Bruxellitude sans faire la part belle au Conservatoire Africain et au Théâtre de Toone serait impensable. Ils sont de véritables piliers de l’esprit bruxellois.


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