- Sanctuaires panhelléniques

 

Les concours olympiques, pythiques, isthmiques et néméens, symboles du peuple grec
Les grandes fêtes religieuses naquirent en Grèce de la conscience qu’avaient les Grecs de leur unité. Des concours athlétiques et équestres furent intégrés à ces fêtes.
Il y avait deux catégories de concours publics : ceux où l’on gagnait un prix en argent – ils pouvaient être instaurés par n’importe quelle cité qui en avait les moyens - et ceux qui étaient avant tout religieux, où les vainqueurs gagnaient uniquement des couronnes. A cette dernière catégorie appartiennent les quatre grandes fêtes panhelléniques, qui existent toutes au milieu du 6e s. av. J.-C. et reçoivent visiteurs et athlètes de tout le monde grec : les concours Olympiques, Pythiques, Isthmiques et Néméens.

Ces concours étaient fort estimés. La compétition y était ardue et les récompenses données ensuite aux vainqueurs, par leurs cités reconnaissantes, étaient considérables. Les juges et les arbitres étaient parfois traités avec aussi peu de respect que leurs homologues modernes. La plupart des fêtes devinrent aussi l’occasion de grandes foires où orateurs et poètes pouvaient se rendre célèbres en récitant leurs œuvres.

Ce n’est pas sans raison que les Grecs choisirent ces sites – Olympie, Delphes, Isthmia et Némée – étroitement attachés aux légendes locales. Nous nous pencherons plus particulièrement sur celles-ci, et nous suivrons pas à pas la création des concours ainsi que celle des sanctuaires auxquels ils étaient rattachés.


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